Lorsque la question du sens apparait dans tous les aspects du quotidien, être plus solidaire, promouvoir, soutenir des acteurs qui ont un sens profond pour le collectif, pour ce qu’il y a de commun, pour le bien; La question des moyens,  » intervient inévitablement. Tant du côté des entreprises et associations qui cherchent des fonds pour grandir, se développer mais également du côté de l’humanité qui s’éveille dans l’espoir de pouvoir y contribuer, à cette mission de construire durablement.
Des leviers d’action existent pour répondre à cet appel. L’épargne est une conception qui manque de sens pour beaucoup. Cependant, elle permet à chacun d’être acteur du monde de demain, en participant à la solidarité qui s’active autour des projets innovants et responsables.
En tant que salarié, il est possible de choisir l’épargne solidaire dès lors que votre entreprise propose des produits d’épargne tels que le Plan d’épargne entreprise ou le Plan d’épargne retraite.

Des lois successives ont permis de tourner les entreprises vers les projets à impact social et de faire en sorte que l’économie classique soutienne l’économie solidaire. Les entreprises ont désormais l’obligation de proposer au moins un fonds solidaire dans les PEE ou PER proposés à leurs salariés (Loi Fabius de 2001 et Loi LME de 2008). Ce fonds est dit « 90/10 » car il inclut entre 85 % et 90 % d’investissements dans des entreprises cotées classiques (généralement sélectionnées selon des critères responsables et de transition comme le Label ISR ou Greenfin), et entre 5 % et 10 % directement investis dans des structures de l’économie solidaire, souvent reconnues par le Label Finansol.
« L’épargne salariale représente des flux financiers considérables, avec plus de 200 milliards d’euros d’encours en 2024 » – Pierre Rispoli, spécialiste du private equity et de la finance à impact (La Tribune). En effet, l’épargne salariale, et autres produits bancaires comme les livrets et assurance-vie solidaire contribuent majoritairement à cette croissance.
La structuration du financement de l’ESS a été favorisé par l’introduction de la notion d’entreprise solidaire », les labels pour la transparence, et par la loi Fabius obligeant les entreprises à proposer l’épargne solidaire à leurs employés ( 5 à 10% voir 15% pour certains fonds ). Ainsi, l’économie sociale et solidaire s’est imposée dans le paysage économique français représentant aujourd’hui 10% du PIB et 14% des emplois du secteur privé en France. (Assemblée nationale). « l’épargne bancaire solidaire dépasse désormais 12 milliards d’euros d’encours, tandis que l’assurance-vie solidaire s’établit autour de 4,3 milliards d’euros » (Assemblée nationale).
Le financement est un enjeu crucial, l’actionnariat solidaire en entreprise ou l’achat de titres associatifs en association, ces options permettent également de financer une structure et ses projets.

A savoir


Au delà de participer au financement, l’autre enjeu pour les associations et entreprise de l’ESS est de pouvoir bénéficier de ces financements.
Pour intégrer la poche solidaire (Finansol) il faut posséder l’agrément ESUS (Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale) ou être une entreprise de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) au sens de la loi de 2014.
Pouvoir émettre des titres financiers (actions, obligations solidaires, titres associatifs ou participatifs). Se faire référencer auprès des sociétés de gestion. Si votre dossier (modèle économique + impact social) est validé, la société de gestion décide d’acheter une partie de vos titres pour l’intégrer dans le compartiment solidaire (les 5 à 10 %) de son fonds.
Pour intégrer la poche Investissement Socialement Responsable (ISR)
Avoir une notation ESG (Environnement, Social, Gouvernance) exemplaire : Les gérants de fonds ISR passent au crible les entreprises selon des critères stricts (empreinte carbone, parité, transparence, gouvernance).
Être audité par des agences de notation extra-financière (comme Moody’s ESG, Sustainalytics, EthiFinance) qui transmettent leurs scores aux gestionnaires d’épargne salariale. Publier un rapport RSE robuste et transparent, car le Label ISR d’État (durci au fil des ans) interdit strictement les entreprises liées aux énergies fossiles ou ayant de mauvaises pratiques de gouvernance.



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